23 déc. 2010

«Jusqu'à mardi dernier, l'homosexualité faisait partie des troubles mentaux de la sexualité en Alberta»

Non vous ne rêvez pas...Lisez plutôt :

« Le ministre albertain de la Santé, Gene Zwozdesky, vient d'ordonner que l'homosexualité soit retirée du guide de diagnostic sur les troubles mentaux, plus de 35 ans après que l'Association américaine de psychiatrie ait cessé de considérer l'homosexualité comme une maladie mentale. Le gouvernement a décidé d'apporter des changements au guide médical qui est utilisé par les médecins pour encadrer les soins offerts aux patients après avoir été informé de la situation par un journaliste.
Ce retrait entre immédiatement en vigueur. Jusqu'à mardi dernier, l'homosexualité faisait partie des troubles mentaux de la sexualité en Alberta, au même titre que la pédophilie et la bestialité. Les représentants du gouvernement albertain ne peuvent expliquer pourquoi des changements n'ont pas été apportés plus tôt au document. L'Association américaine de psychiatrie a cessé de considérer l'homosexualité comme une maladie en 1973.»
Et si vous écoutez le reportage de Tiphanie Roquette qui accompagne la nouvelle sur le site de Radio Canada (cliquez sur le titre du message), vous apprendrez, entre autres, que ce diagnostic a encore était posé 1700 fois entre 1995 et 2004 en Alberta...(Source: Radio Canada)

9 déc. 2010

Le passage de la discorde


Dans l’imaginaire canadien, l’Arctique est à peu près le seul sujet qui rassemble tous les citoyens, le thème qui supplante le clivage linguistique. Même si très peu de Canadiens iront au nord du 60ème parallèle, les gouvernements fédéraux, et notamment celui de Stephen Harper, ont compris l’importance politique de ce territoire.
Marie-Christine Lalonde-Fiset, coordonnatrice de l’OPSA (Observatoire de la politique et de la sécurité de l’Arctique)



Depuis les années 1970, le réchauffement climatique transforme la géographie de l'archipel arctique. Depuis très peu de temps, et seulement quelques semaines par an, un passage permet aux navires de réduire leur route pour rejoindre l’Europe depuis l’Asie. Le passage du nord-ouest devient un enjeu stratégique. Pour le Canada, ce passage relève du droit canadien et fait partie de ses eaux intérieures. Mais pour les États-Unis, l’Union européenne, le Japon ou la Chine, il s’agit d’un passage international, qui implique donc une liberté de circulation.
Suzanne Lalonde, professeur de droit international public à l’Université de Montréal, précise le point de vue des États-Unis :



Pour Suzanne Lalonde, ce passage doit rester canadien, car une navigation plus dense aurait des répercussions sur le milieu naturel et les populations autochtones. Or, le dispositif législatif international ne serait pas suffisamment efficace pour protéger ce territoire. De même, en cas de catastrophe écologique, les côtes canadiennes seraient les premières touchées.



Le gouvernement Harper a fait de l’Arctique son cheval de bataille et promet régulièrement d’investir et de préserver ce territoire. Mais pour être effectivement souverain sur ce passage du nord-ouest, le Canada doit rassurer l’hémisphère nord et montrer que le pays a les moyens suffisants de le gérer, estime Suzanne Lalonde.



La question n’est donc pas réglée, mais tant vis-à-vis de ses citoyens que sur la scène internationale, le Canada ne peut pas « abandonner » le passage du nord-ouest.

Pour plus d'infos sur ce vaste sujet, deux sites internet :
ArcticNet et le site de l'Opsa.
(Cartes tirées du site internet de l'Opsa)
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