16 févr. 2010

Kanhawaké, zone sensible

La réserve de Kahnawaké fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps. En effet le conseil de bande des Mohawk a enjoint les non-Mohawk de quitter la réserve même s'ils sont en couple avec un membre de la communauté. Pour comprendre les tenants et les aboutissants de la polémique, j'attire votre attention sur le point de vue de l'anthropologue Serge Bouchard invité hier chez Christiane Charrette.
Pour en savoir plus cliquez ici

11 févr. 2010

Les réfugiés du climat de François Pesant à la Tohu


© François Pesant
Les  photographies du journaliste François Pesant sont exposées à la Tohu jusqu'au 25 avril.
Entrée gratuite

Il y a de l'amour dans l'air!

Les résultats d'un sondage récent intitulé "Pour l'amour du travail" commandé par Workopolis et réalisé par la firme Harris/Décima nous apprennent que 65% des travailleurs québécois aiment leur emploi actuel.
69% d'entre eux avouent sans hésitation qu'ils l'aimeraient encore plus s'ils bénéficiaient d'un meilleur salaire et de meilleurs avantages sociaux. Enfin 10% seulement des travailleurs québécois conservent leur emploi actuel parce que ce dernier les aide à payer les factures.

Après plusieurs demandes de comparaison j'ajoute les chiffres d'une étude récente (octobre 2009) réalisée en France par Opinionway/20 minutes et En ligne pour l'emploi, qui pose, à peu de choses près, la même question aux Français.
77% des travailleurs français avouent être heureux au travail, même en temps de crise. 19% seulement aimeraient changer d'entreprise.
Retrouvez les résultats complets de cette enquête ici

La mode hypersexualisée, un phénomène pas si récent


« En retraçant les origines de la mode hypersexualisée, on s’étonne de l’ancienneté de ses principaux marqueurs visuels et de leur symbolique initiale. On constate également que plusieurs groupes de jeunes ont participé à promouvoir l’allure sexy depuis les années 1950. Il faut dire que ce sont souvent les jeunes qui initient les modes en suggérant des mises en scènes corporelles nouvelles pour se démarquer des générations précédentes et tenter d’imposer leur propre vision d’un monde idéal ».
Docteure en communication et professeure à l’école supérieure de mode de Montréal, Mariette Julien travaille depuis quelques années sur la compréhension des esthétiques vestimentaires et corporelles contemporaines. Dans son dernier livre La mode hypersexualisée paru en janvier chez Sisyphe dans la collection Contrepoint, elle retrace l’histoire de la mode hypersexualisée et apporte des éclaircissements importants sur l’origine du phénomène. Le premier concerne l’idée communément admise voulant attribuer exclusivement ce type de comportements vestimentaires aux adolescents et aux adolescentes en particulier. Or il n’en est rien. L’auteur nous apprend que l’hypersexualisation dépasse le cadre du vêtement et se caractérise aussi par le boum de la chirurgie esthétique, du bronzage, de l’épilation, du maquillage…Multiples façons de mettre l’apparence et le culte du corps à l’avant-scène. D’autre part le phénomène touche aussi les hommes avec notamment la mode des baggys qui laisse largement voir les sous-vêtements masculins. D’après l’auteure, cette mode « tirerait ses origines du milieu carcéral, où l’on interdit les ceintures mais où les relations sexuelles entre hommes sont courantes ». Elle y précise aussi, entre autres, que la mode hypersexualisée trouve son inspiration dans les styles des générations précédentes comme les hippies ou encore les punks qui furent les premiers à porter les sous-vêtements comme des vêtements. Une mise en perspective fort intéressante qui permet d’envisager la mode plus comme un phénomène sociologique que comme une manifestation uniquement consumériste.
La mode hypersexualisée de Mariette Julien, collection contrepoint chez Sisyphe. 113 pages.
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